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De quoi s'agit-il ? |
Il s'agit :
- de la prise en compte des
langues sur Internet;
- et d'abord de celle qui s'avère,
dans cet exercice, comme la plus complexe à prendre en
compte et donc la plus porteuse d'avenir technologique, intellectuel
et économique et donc la plus stratégique : la
langue française.
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Préliminaire |
Nous assistons comme à
un redimensionnement de notre univers que certains décrivent
cela en le comparant à une toile infinie (complexus en
latin), infini pris également en compte dans l'approche
relativiste et son pendant quantique. L'expérience de
la "toile" internet nous montre qu'il s'agit de quelque
chose qui nous est aussi très proche et qui nous serait
comme une extension de la simplicité dont il nous faut
comprendre les référentiels, les différentes
échelles et les correspondances.
Dans ce cas, ce n'est pas la
puissance de l'infini qui nous touche seulement, mais un nouvel
infini de la puissance, que nous appelons au quotidien la "virtualité".
Pour prendre une image, c'est comme si nous avions vécu
jusqu'ici en deux dimensions et nous passions en 3D.
Comparaison n'est certainement
pas raison, mais cette analogie peut nous aider à comprendre
le pourquoi de choses que nous devons faire tous les jours et
que nous ne faisions pas avant. Pour bien nous comprendre, quatre
points, parmi beaucoup d'autres, semblent des prémisses
fondamentales : |
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- notre terminologie n'est plus
adaptée :
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- il nous manque des mots qu'il
nous faut créer, si possible en cohérence avec
le réseau sémantique des autres, d'où les
racines latines et grecques lorsque la référence
sera logique, et la terminologie "internationale" pour
ce qui est commun, en faisant attention aux faux-amis.
- en anglais et en français
"global" signifie "l'ensemble des parties d'un
tout" et en américain "le tout",
- en anglais "concertation"
signifie "contention" d'où le sens ambigu des
"concertation meetings" européens.
- des notions prennent du "relief"
et les termes qui les définissaient s'avèrent d'altitude
et donc de signification différente. Par exemple : norme
et standard, plurilinguisme, polylinguisme et multilinguisme.
- certains cas additionnent les
deux difficultés, le néologisme pouvant se référer
à une notion paraissant antérieurement "plate",
comme le nom de la "multilinguistique" science de la
cybernétique de la diversité linguistique (cf.
infra) qui dans une certaine mesure s'opposera à "polylinguistique",
science de la polynymie c'est-à-dire de la synonymie interlinguistique.
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- notre façon de penser
est étendue.
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- Nous sommes familiers du vu/cru/su
des modes inductif (pragmatique - je pars de ce que je vois),
abductif (la croyance - je me réfère à ce
que je crois) et déductif (la police - elle part de ce
qu'elle sait); selon des processus descendants (top/down) ou
ascendants (bottom/up).
- Boltzman a déjà
engagé une révolution avec la méthode scientifique
hypothético-déductive (je parie et je prouve -
que mon pari est juste ou qu'il est faux; dans les deux cas mon
savoir a progressé).
- Notre "3D" semble
nous obliger a procéder en mode "métaductif",
c'est-à-dire d'intégrer consciemment au processus
habituel ses méta-processus (ce dont le français
nous donne l'habitude) pour :
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- dresser notre, ou trouver la,
"carte" (ontographie) du problème,
- puis de l'explorer pour en modéliser
les possibles (les intelligences ou inte-legere, les interliens),
- et de procéder par optimisation
itérative selon une certaine logique (raison) ou au fil
de l'eau (sérendipidité, que nous nommons navigation,
qui n'est souvent que vagabondage).
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- un concept majeur est faussé
: celui du "contrôle de l'Internet", dans ses
connotations des langues anglaise et française d'ailleurs.
Dans les globalités (anglofrançaise et américaines)
de notre "toile 3D" ceci est impossible; ce qui est
possible, par contre, est de déployer des capacités
de nuisance ou de facilitation, selon une cinématique
(déplacement physique ou temporel) ou une dynamique (déplacement
autour de son point de présence actuel) dont la portée
(impact distant dans le temps ou le nombre), la viralité
(propagation distante) , la rémanence (persistance locale)
ou l'hystérésis (persistance temporelle) seront
plus ou moins fortes.
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- en passant de 2D à 3D
le réseau relationnel, qu'il soit cercle fermé
ou maillage international, est devenu espace relationnel. La
différence est que le système relationnel de chacun
est plus étendu et complexe à gérer, et
que l'on se trouve dans le système relationnel d'une multitude
d'objets (physiques, logiques, noétiques) dont la continuité
des mécanismes semble parfois nous dépasser et
que de ce fait nous nommons "la machine". Ceci nous
conduit à devoir maîtriser un univers "anthrobotique"
ou notre maitrise de la "machine" par la facilitation,
doit nous permettre de ne pas être asservis par ceux qui
maitrisent les nuisances de la confusion.
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Revue
technique du problème |
La communication humaine électroniquement
assistée utilise trois niveaux de protocoles :
- la signalétique électrique
des interconnexions entre prises : ex. ferroviaire, téléphone,
radio
- les procédures numériques
des interopérations entre ordinateurs : ex. internet
- les langues entre les processeurs
sémantiques naturels : les cerveaux humains.
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Les systèmes déployés
pour assurer cette assistance regroupent :
- une infrastructure de lignes
et de machines qui très tôt à utilisé
une signalétique numérique universelle proposée
par l'UIT, et donc indépendante des langues humaines
- une superstructure logicielle
qui a d'abord suivi la même orientation (OSI/X.75), puis
qui a adopté un biais linguistique considéré
comme une simplification initiale puis internationale.
- une métastructure référentielle
(bases de données, moteurs de recherche, sites web, réseaux
sociaux, etc.) ouverte à la diversité linguistique.
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Infrastructure
: Universalization |
L'approche numérique universelle
a fait la preuve de sa parfaite intégration, d'autant
qu'elle peut être binarisée ou non à volonté. |
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Superstructure
- Globalization |
Le biais linguistique anglais
de l'internet et de l'informatique est traité par la "globalization"
dont l'auteur est Mark Davis (d'abord Apple, puis IBM, maintenant
Google). Le but est de lever les barrières linguistiques
entre ordinateurs et logiciels ASCII Anglais et leurs utilisateurs
étrangers par :
- l'internationalization
du média, c'est à dire l'extension de l'alphabet
ASCII à l'ensemble des caractères pouvant être
utilisé. Mark Davis a créé et est Président
du consortium Unicode.
- la localization des processeurs
finaux par la transcription des conventions utilisées
par les programmes (messages fonctionnels, formats, etc.). Mark
Davis dirige le projet CLDR d'Unicode qui documente les fichiers
de conversion (dit "locale") entre l'anglais ASCII
et d'environ 130 langues (et leurs écritures qui sont
parfois multiples)
- le "markage"
(langtags) des langues qui sera utilisé par des routines
utilisées par les différents langages de programmation
pour filtrer les contenus en analysant leur baguage. Mark Davis
est le co-auteur des RFC 5646 et 4647 qui documentent ce processus
dont le gestionnaire est un de ses adjoints Unicode.
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Cette solution repose sur le
travail d'Unicode et de Mark Davis qui est impressionnant. Toutefois,
nous avons dû nous opposer très fermement pour qu'elle
ne sature ni ne déstabilise l'Internet, ce qui reste possible.
La raison pratique est que la base de données des "langtags"
:
- représente la plus grosse
masse de données du registre IANA (mille fois le fichier
racine DNS)
- ses mises à jour techniques
sont en proportion
- tout autre mécanisme
de mise à jour utilisateur que la recopie entière
nous a été refusé
- les routines ICU (International
Components for Unicode) de Mark Davis sont universellement
utilisées et l'introduction d'une demande de mise à
jour régulière des tables utilisateur écroulerait
progressivement le IANA. Un transfert du IANA sur machine Google
a donc été suggérée.
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Métastructure
: multilinguisation |
L'interintelligibilité
humaine fait l'objet de très nombreuses théories
réparties en plusieurs sciences. La première chose
est d'y localiser le problème à traiter en fonction
des évolutions technologiques qui vont l'étendre
et en étendre l'impact; la seconde est d'utiliser un vocabulaire
clair alors que la plus part des termes sont déjà
utilisés dans des sens différents.
Le problème de l'internet peut être clairement identifié
comme étant sur une même communauté d'usages
(se connecter, accéder à un ordinateur, interagir
à distance, communiquer avec d'autres) de permettre à
de multiples espaces relationnels mono ou plurilingues de coexister
techniquement.
L'usage intuitif a été
d'utiliser le mot "multilinguisme", et la notion de
"multilinguistique" prévaut peu à peu
comme la "cybernétique de la diversité linguistique".
La multilinguistique traite donc non pas de la manière
dont les gens vont (pouvoir) utiliser une ou plusieurs langue(s)
et écriture(s) - ce qui restera appelé plurilinguisme
- mais de la manière dont l'écosystème numérique
devra être géré au mieux par sa gouvernance
(politique), son adminance (administration de ses opérations)
et par sa technologie pour le leur permettre, si possible sans
biais technique. |
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Multilinguisation |
La multilinguisation de l'Internet
est donc l'ensemble des solutions techniques, de gouvernance
et d'adminance, lui permettant de prendre en charge toutes les
langues et toutes les écritures comme il le fait déjà
pour l'anglais ASCII.
Un réseau de transmission de données est constitué
d'une pile de services, ou les services de chaque couche utilisent
ceux de la couche qui leur est inférieure pour la desserte
de bout en bout de ceux de la couche qui leur est supérieure.
La couche la plus élevée est celle des services
apportés aux utilisateurs qui peuvent être reliés
de façon centralisée (maitre esclave), décentralisée
(client serveur) ou distribuée (pair à pair). NB.
Le "P2P" est l'émulation d'un système
distribué dans un système non distribué.
Sauf à créer des
ce que l'on appelle un "viol de couche", un type de
besoin doit être géré de façon unique
au bon niveau, sinon dans le cours du processus qui peut impliquer
une multitude de contraintes, l'on aura une "double contrainte",
deux choses contradictoires étant nécessaire. L'on
doit donc utiliser pour chaque chose un jeu de solutions unique
et indépendant. La fonction de support multilinguistique
doit donc être unique et s'appliquer aussi bien aux noms
de domaine, qu'aux diverses formes de contenus, aux adresses
e-mails, etc. |
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Un réseau peut
convoyer des données sous forme de trois types de contenus
:
- contenu passif : ce que reçoit
le destinataire et ce qu'a envoyé l'expéditeur
: ceci peut-être transparent aux écritures et aux
langues si l'orthotypographie est respectée.
- contenu ambiant : ce que reçoit
le destinataire est ce que lui indique le contexte ambiant :
la langue est celle du contexte ou celle du destinataire.
- contenu actif : ce que reçois
le destinataire est ce que l'expéditeur a demandé
à un tiers service de lui faire parvenir, la langue peut
être celle de l'expéditeur, du service ou du destinataire
plusieurs d'entre elles.
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La couche de services qui prend
en charges la desserte de l'encryption, des langues, etc. est
la couche présentation. Elle présente aux services
une vision de leur environnement totalement verrouillée
selon un système de chiffrage, une signalétique,
une langue ou un jeu de langues, une application métier,
etc. C'est à son niveau que l'on va gérer les écritures
pour le contenu passif et les langues pour les contenus ambiants
et les contenus actifs.
L'internet ne garantit pas l'orthotypographie de bout en bout,
n'est pas enthousiaste des contenus ambiants (multicast), ne
dessert pas les contenus actifs.
Au point de vue linguistique,
ce n'est pas grave : l'Internet n'a pas non plus de couche présentation. |
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L'Internationalisation
de l'Internet |
La stratégie linguistique
de l'Internet, uniquement concernée par les contenus passifs,
a pu demeurer a minima et s'inspirer directement de la globalization
en considérant l'internet comme un médium :
- le support d'UTF-8 réclamé
aux nouveaux protocoles avec mise à niveau générale
(RFC 3629).
- le transfert transparent des
contenus passifs sans correction (ex. MIME pour les e-mails)
- le même "markage"
que pour la globalization, bien que le besoin soit seulement
similaire
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Toutefois, la gestion du DNS
sous UTF-8 n'a jamais pris pour de multiples bonnes raisons.
La solution d'internationalisation du DNS au niveau applicatif
("IDNA") consiste à :
- faire transcoder (algorithme
punycode) par les applications expéditrices
- les "IDN" (noms de
domaine en caractères non-ASCII)
- en noms de domaine ASCII traités
par le DNS de façon transparente
- à restaurer (punycode
inverse) la typographie par l'application réceptrice.
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La mise en place initiale d'IDNA
a été conduite par le MINC (Multilingual Internet
Names Consortium) créé par S. Subbiah (i-DNs) et
le Dr. Tan Tin Wee avec l'adhésion de la communauté
internet. Le Projet .FRA date de l'adhésion de JFC Morfin
au MINC (dont il est devenu ensuite l'un des Conseillers). La
documentation d'IDNA2003 par l'IETF a été conduite
par le Directeur technique d'i-DNs (RFC 3490) avec un point technique
à faire après expérimentation sur le terrain.
La RFC 4690 de John Klensin fait ce point au nom de l'IAB. Ceci
à conduit à la constitution d'un nouveau groupe
de travail en début 2008, pour la publication d'une révision
appelée IDNA2008 dont le texte est en cours d'approbation
finale par l'IESG. |
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Le Groupe
de Travail IETF |
L'IETF est un rassemblement d'environ
4,000 participants à des Groupes de Travail réunis
en ères thématiques gérées par des
"Area Directors" qui, ensemble, en forment le groupe
de pilotage (IESG). L'IAB est une émanation de "sages"
de l'IETF qui veillent à l'homogénéité
de la vision technique, par des avis, par la revue des mandats
(Charters) techniques des Groupes de Travail et en assurant le
dernier recours en cas d'appel. Des listes permanentes approuvées
par Area Director se spécialisent dans des thèmes
ou des fonctions de caractère permanent. L'IRTF est une
partie de l'IETF tournée vers la Recherche.
Administrativement, l'IETF est une filiale de l'ISOC. Celle-ci
est financée par les revenus de ".org" et par
des sponsors grandes partieprenantes commerciales à qui
elle prétend offrir des avantages dans le cadre de la
standardisation IETF. Parmi ces sponsors (platinum et gold) :
Affilias (.info) et Google.
Lorsqu'est créé
le WG/IDNABIS pour la révision IDNA2008 de la version
IDNA2003, un solide corpus de documents a été préparé,
tant au sein de l'IETF que d'Unicode. Les cicatrices du conflit
ayant opposé avec succès notre coalition dynamique
francophone à Unicode et à ses Membres, comme Google,
au sujet du "markage" des langues sont toujours présentes
à l'IETF, à l'ICANN et à l'ISO. |
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- le charter proposé par
John Klensin et Patrick Falström (Cisco - auteur principal
d'IDNA2003) tient compte de certaines de nos positions et n'inclut
rien que nous ne jugions irrémédiable pour un support
multilinguistique futur.
- Vint Cerf, père de l'Internet
et V.-P. Internet de Google, monte au créneau en prenant
la présidence du Groupe de Travail, flanqué de
Mark Davis (Google), President d'Unicode et de Harald Alvestrand
(Google) auteur de la stratégie linguistique de l'IETF,
Membre du CA d'Unicode et de l'ICANN, ancien Chair de l'IETF.
La participation est majoritairement Unicode.
- les documents proposés
(un rationnel, une refonte de l'IDNA, un document sur les labels
bidirectionnels, et une table des caractères utilisable)
sont rédigés très sérieusement par
les personnes déjà citées auxquelles auxquels
s'ajoutera un document politiquement clé pour l'apaisement
de notre opposition rédigé par Paul Hoffman (co-rédacteur
d'IDNA2003) et Pete Resnick (ancien membre de l'IAB).
- Affilias (Registre de .info,
Membre Platine de l'ISOC) sponsorise une liste d'experts de la
Ligue arabe.
- plusieurs ccTLD ont participé
occasionnellement dont .GR, .DE, .CN et un membre de l'AFNIC.
- Nous avons contribué
tout au long du WG par la maintenance du site de travail WIKDINA
et de plusieurs Drafts d'accompagnement.
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A la suite du travail accompli
dans des conditions parfois très 'musclées' nous
sommes satisfaits du travail accompli et de la convergence obtenue
que nous n'espérions pas : sauf pour un byte (cf.infra)
nous avons pu agréer à l'ensemble des textes présentés.
Ce résultat a été obtenu par des textes
que nous n'aurions pas approuvés s'ils avaient été
présentés comme des obligations s'appliquant hors
du réseau (le traitement des IDN est assuré sur
les machines des utilisateurs, pas sur l'internet). Les textes
présentés n'ont aucune obligation de cette sorte.
Toutefois, ces textes étant soumis à correction
technique et syntaxique, nous attendons leur publication par
l'IESG, certaine des formules de "non-obligation" ayant
perturbé les réviseurs au point de devoir nous
faire réagir fortement.
Après retour d'expérience,
la solution IDNA2008 doit nécessairement être peaufinée.
Nous avons pris date pour la préparation de la solution
IDNA2010. |
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Coalition dynamique
francophone |
Depuis près de dix ans
notre politique est de chercher à influencer l'IETF, l'ICANN
et la communauté Internet dans l'intérêt
des espaces relationnels sociolinguistiques, et principalement
ceux (IETF et ses leaders) dont la mission (RFC 3935) est elle-même
d'influencer ceux qui construisent, utilisent et gère
l'internet pour qu'il marche mieux. Jusqu'à présent
notre ambition en raison de la faiblesse de nos moyens et du
bouleversement conceptuel nécessaire (couche présentation)
et de ses conséquences, nous nous étions axés
sur la préservation du futur, le moindre dommage aux langues
et cultures. Notre stratégie du faible au fort, qui s'est
avérée payante pour l'intérêt commun,
nous a créé à la fois de fortes inimitiés
stratégico-commerciales d'envergure et de solides amitiés
techniques.
Nous avons donc dès l'abord demandé à Vint
Cerf si, comme nous, il entendait satisfaire à plus ou
moins long terme l'attente des utilisateurs d'"un ML-DNS
aussi bon dans toutes les langues/écritures qu'en ASCII
anglais". La réponse a été claire et
très bien documentée : "non, le but est une
révision qualité/stabilité selon le seul
Charter du groupe de travail".
Nous avons alors publié
et apporté notre total soutien au travail engagé
sous condition du respect du Charter et notre engagement à
publier ensuite une solution ML-DNS totalement interopérable
qui si possible utiliserait IDNA2008 comme solution par défaut.
Vint Cerf nous alors proposé de créer un sous-groupe
de travail sur ce sujet. Mais cela aurait été prématuré
tant qu'IDNA2008 n'était pas publié.
Toutefois Vint a tenté
un bras de fer sur un point apparemment très mineur qui
déséquilibrait en fait tout l'internet, créant
un internet multilinguistiquement non-neutre, par une décision
que nous estimions irrégulière, violant le Charter,
et qui aurait fait jurisprudence à l'avantage des sponsors
de l'ISOC capables d'apporter et d'ainsi faire accepter des modifications
à l'internet linguistique. |
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L'opposition francophone lui
a valu la radiation de trois de ses membres par Vint Cerf. La
réponse très mesurée, en accord avec l'Area
Director, que nous avons apportée à sa provocation
l'a conduit à lui-même nous y aider.
- Nous avons bien fait appel contre
lui mais sur son problème effectif, bien plus général,
de la participation difficile des utilisateurs pilotes aux travaux
de l'IETF. La question posée à l'IESG et à
l'IAB était en fait : où devons-nous spécifier
notre multilinguisation de l'internet et ses retombées
et en discuter le résultat du déploiement.
- La réponse de l'IESG
a été rapide et claire : à l'IETF, selon
vos méthodes, dans le cadre d'une liste diffusion non-WG
(c'est à dire permanente) rattachée au Chair. C'est
l'Internet Users Contributing Group (IUCG).
- Le charter en a été
revu avec les Chairs de l'IESG et de l'IAB. Si, la RFC 3935 définit
la mission de l'IETF comme d'influencer ceux qui construisent,
utilisent et gèrent l'internet pour qu'il marche mieux,
celle de l'IUCG est de les aider à mieux et plus facilement
l'utiliser.
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Les propositions
de l'IUCG |
Le presque consensus IDNA2008
(si le texte n'en est pas modifié) nous a facilité
la présentation de la solution IDNAPLUS à laquelle
nous nous étions engagés.
Cette solution est simple :
- IDNA pour fonctionner correctement
nécessite une couche présentation.
- nous sommes tous d'accord qu'IDNA
peut fonctionner correctement à quelques détails
près
- cela signifie qu'IDNA utilise
la couche présentation de l'Internet
- nous systématisons cette
utilisation maintenant largement validée par l'exemple
ponctuel d'IDNA
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Nous avons documenté cette
systématisation sous forme d'une utilisation plus étendue
de l'Internet, localisée du côté utilisateur,
qui lui est totalement transparente selon les principes mêmes
d'IDNA.
Nommée "Interplus " cette extension ajoute à
l'expérience de l'Internet par l'utilisateur :
- une couche interapplicative
(ou pseudo-réseau) permettant un système d'interapplication
au sein du réseau apparent à l'utilisateur
- une couche d'interapplications
où sera exécutée sous système d'interopérations
Netix, entre beaucoup d'autres choses possibles
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- la conversion IDNA, étendue
à IDNAPLUS, pour le support orthotypographique des majuscules
françaises que l'IETF nous refuse et d'autres cas linguistiques
similaires.
- la gestion d'une pile du nommage
et du support de la couche virtuelle de l'Internet organisée
par les préfixes des noms de domaine.
- l'utilisation des classes de
façon transparente aux logiciels existants, comme Francis
Muguet s'en était fait le chantre.
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Elle rajoute ainsi à l'internet
les fonctions qui lui manquaient pour servir lui-même de
base à la strate suivante de la pile communicationnelle
:
- les interconnexions électroniques
l'internet des données (signaux, télémation)
- les interopérations logiques
de l'Internet des objets (contenus et RFID)
- les interrelations sémantiques
de l'Intersem des sujets (gens et pensées).
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Ceci permettra à l'IUCG
de s'engager véritablement, au coeur de la continuité
télésémiotique
- dans la facilitation à
apporter aux besoins intercognitifs,
- à la diffusion des données
ambiantes (RFID) des registres de métadonnées et
ontologies
- aux réseaux de traitement
intersémantique
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La proposition IUCG se résume
en la matière en Internet PLUS (égal à l'Internet
+ Interplus) capable de supporter l'Intersem sans modification
de l'Internet actuel donc ouvert à tous, sans coût.
(NB. PLUS signifie "Plugged Layers User Sysem"). |
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Processus
de standardisation |
Les deux extensions architecturales
introduites (IDNAPLUS et Interplus), dont la documentation appartient
à l'IUCG, nécessitent, selon les règles
de l'IETF, deux expérimentations indépendantes
avant de pouvoir être standardisées.
Il est important pour la stabilité
de l'Internet que l'Interplus, qui n'est qu'une lecture de l'architecture
Internet dans une perspective moins contrainte que la lecture
historique de l'ISOC/IETF/ICANN, et qui ne réclame donc
pas la modification d'un seul bit de l'internet lui-même,
soit le plus rapidement standardisé dans les textes, et
surtout dans la pratique, afin que ses principes ne soient pas
utilisés de façon malveillante.
L'IUCG a donc décidé
:
- d'engager dans la mesure de
ses moyens et du temps de ses participants la documentation des
projets de RFC nécessaires
- de supporter trois projets qui,
rajoutés à l'expérimentation faite par les
utilisateurs dans le cadre du test Fast Track de l'ICANN, en
feront quatre, chacun utilisant Interplus et IDNAPLUS de façon
spécifique
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Ces trois projets sont :
Perfida : l'utilisation de modules
sous Interplus pour des applications personnelles des RFID.
Multilinc : qui était
annoncé et discuté dès le commencement du
travail sur IDNA2008. Son propos est l'exploration de méthodologies
multilinguistique, par l'étude des synergies opératives
entre un grand nombre d'espaces relationnels sociolinguistiques
(25.000 sont recensés par le projet FLOSS Linguasphère).
Projet.FRA : il était
le projet pilote initial. Son importance nouvelle résulte
de l'identification progressive, au cours du processus IDNA et
de préparation de l'Intersem, de l'importance très
particulière de la langue française comme une technologie
de la communication et de la pensée. Il semble que son
origine, son histoire et à sa pratique en aient fait un
protocole particulièrement adapté aux besoins des
processus sémantiques, car elle est une langue qui intègre
particulièrement facilement et usuellement sa propre métalangue).
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Le projet
.FRA |
Trois grandes priorités
sont attribuées au projet .FRA
- l'acquisition d'expertise opérationnelle,
stratégique et économique en matière de
registres référentiels distribués (métastructure)
et de gestion des classes et présentations (résex/externets
- "réseau extérieurs apparents")
- la mise en place d'une ontologie
ouverte utilisant son nommage comme une taxonomie étendue
par l'adressage sémantique (recherche, théorie,
expérimentation, validation)
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- nommage multitechnologies (dont
l'internet) en langue et écriture françaises .
- d'une utilisation de ce nommage
pour des applications de type Internet sémantique (Intersem).
- participe à la standardisation
(IETF, IUCG, ISO) et à l'innovation technologique de l'Internet.
- sponsoring de logiciels (logiciels
libres) pour sa proposition technique ".fra".
- registres associés à
son espace de nommage,
- animation et assistance à
l'expérimentation d'un espace d'interconnaissances formant,
selon son système référentiel, une ontologie
francophone universelle ("ont.fra") dont la taxonomie
est son plan de nommage étendu par son adressage sémantique.
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- la facilitation de l'intercompréhension
en réseau, tirant particulièrement parti des caractéristiques
et de l'expérience particulières de la langue française
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Plan de mise
en place |
Le plan pratique est de
procéder selon l'itération documentation/expérimentation
habituelle de l'Internet :
- l'espace de nommage ".FRA"
a été créé et dispose de 4 serveurs
de nommage
- un outil de gestion de registre
de nommage adapté à un réseau distribué
(et non pas seulement décentralisé) est en cours
de développement
- l'espace de nommage .FRA servira
à explorer un certain nombre de propositions, par exemple
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- de façon pratique, conduire
le débat sur le nommage que france@large avait proposé
d'engager et d'expérimenter dans la proposition
de débat national sur le nommage de france@large à
l'occasion de sa réponse de reprise de la gestion de ".fr"
- utiliser cet espace de nommage
comme taxonomie (adressage sémantique) d'une ontologie
ouverte francophone et tester et évaluer l'adressage sémantique
et les outils qu'il peut réclamer.
- mesurer à l'aulne de
cet espace et de ce qu'il peut apporter à la francophonie
et au monde, les différents projets, initiatives, efforts,
politiques, etc. francophones
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Le rôle
de la liste des experts |
Le rôle de cette liste "experts@corefra.org"
est de réunir ceux qui peuvent conseiller techniquement,
linguistiquement, culturellement, politiquement, économiquement,
stratégiquement, etc. une cyber-utilisation convenable
de la langue française au service des intérêts
francophones, en la considérant comme une richesse particulière
pour ses locuteurs et l'humanité tout entière. |
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Leurs suggestions, commentaires,
soutiens sont destinés à :
- alimenter le débat des
utilisateurs pilotes (france@large) et citoyen (coalition dynamique)
- aider à la réflexion
des opératifs des composants du Projet.FRA.
- contribuer à la réflexion
de l'IUCG et en revoir les projets de document en prenant en
compte les intérêts techniques de l'espace .FRA.,
comme un espace linguistique et culturel témoin.
- proposer des projets nouveaux,
réfléchir à leur mission, en analyser le
résultat et publier les conclusions utiles pour la progression
de l'Internet et de l'Intersem.
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