Enregistrement et gestion des adresses de second niveau FRA
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Le travail de définition d'un DNS consolidé et du SAS (Système d'adressage sémantique) va conduire au besoin d'une méthodologie des registres de nommage et de leurs extensions très au-delà de ce qui se pratique actuellement dans le cadre de l'héritage internet, et selon une économie très différente qu'il reste en large partie à comprendre, valider, supporter.
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Obligation pratique de création d'un espace d'adressage francais
L'A-FRA résulte de la compréhension que l'industrie de l'information poursuit une politique de nivellement linguistique mondial qui ne considére le nommage multilingue que comme une extension du nommage en méca-anglais, faite en caractères ASCII/Unicode. Ceci entraine des oppositions entre l'anglais et le français techniquement arbitrées à l'avantage de la pratique anglaise (c'est ce que l'on appelle "internationalization").
Après un vain effort de coopération de plusieurs années par catalyse d'une innovation commune, il s'est avéré que la perte de sens, culturelle et économique résultante pour les francophones allait être très importante et ne préoccupait pas les documentaristes de l'internet. Ceci rendait nécessaire l'exploration d'une meilleur adéquation et même d'une continuité entre un nommage linguistique francophone et un adressage sémantique francophone.
L'attitude du groupe de travail IETF sur la révision des noms de domaine en langues naturelles, dirigé par Mr. Vint Cerf, a clairement montré qu'il s'agissait dans leur esprit d'une obligation qui nous était faite, devant l'incapacité technique de leur solution architecturale à pleinement supporter la langue française. Cette pression s'est accrue, lorsque Mr. Cerf a voulu (par un cas d'espèce arabe) que les ingénieurs IETF (en ce cas, une partie prenante dominante de l'Internet) aient capacité à prendre des décisions d'ordre linguistique, contraignantes pour leurs millions de locuteurs.
L'approche américaine impulsée par Bill Clinton ("Shaping the world, shaping the mind") s'est même montrée au grand jour lorsque le délégué de l'A-FRA qui questionnait la légitimité de ce groupe de travail technique à modifier, par son influence technologique, la grammaire des langues en a été exclu de ce fait. Cette situation s'est peu à peu clarifiée et Mr. Vint Cerf comprend et soutient la nécessité d'un effort de recherche actif dans ce sens.
Un plan général structuré
Cet effort a été engagé par les partenaires de l'A-FRA. Il est à trois niveaux :
- l'extension de l'architecture Internet à l'architecture adhoc Internet Plus, par l'adjonction transparente des niveaux intermédaires interplus.
- la mise en place d'une part de l'internet lui-même comme son propre banc-test (intertest) et du prototypage des outils et des procédures nécessaires à l'interplus.
- un double projet (conformément aux demandes de l'IETF en matière de validation de standards Internet) de zone sémantiques de l'Intersem (Internet sémiotique) :
- le Projet.FRA (francophonie) tourné vers la mise en place d'une ontologie ouverte utilisant son nommage comme taxonomie et visant à établir une expertise en matière de registres référentiels distribués (métastructure) et de facilitation de la compréhension, basé sur les caractèristiques et l'expérience particulières de la langue française.
- le projet de Multilinc (diversité linguistique) tourné vers le support multilingustique en réseau, la mécalinguistique et les problèmes de polynymie.
Les priorités de l'A-FRA
Le problème premier qui se pose à l'A-FRA est la gestion de l'espace de nommage FRA :
- selon les normes techniques et de qualité de l'IETF
- hors de la dépendance de l'ICANN qui n'a de prétention qu'au niveau du nommage internet dans le cadre du fichier racine du NTIA.
- dans le cadre d'une architecture d'usage nouvelle (le fonctionnement habituel des fonctions internet doit s'en trouver consolidé)
- et d'une économie stable et crédible, c'est à dire au meilleur prix, pour des revenus d'exploitation garantissant la pérennité et support le développement, et une structure tarifaire permettant des services nouveaux.
Pour y parvenir progressivement l'A-FRA est constituée en association a but non lucratif, vise une architecture distribuée des registres, en accord avec la philosophie générale du DNS, qui réduise le coût, la taille et la dépendance des moyens utilisés.
Les conditions de ce fonctionnement :
- interface utilisateur du "NIC-FRA"
- tarifs
- mise à disposition du fichier racine
- logiciels d'utilisation recommandés
- destination légale des archives
- etc.
seront décrites peu à peu au fil de l'expérience pratique et dans la concertation avec les parties intéressées.
Mise en place
La mise en place se fera sous forme d'un intertest initial engagé dans les meilleurs délais qui se préoccupera de "présentations" de l'internet pour :
- les locuteurs francophones
- les enfants
- le développement
